L\'approche Sectorielle expliquée aux OP
Les locaux de la CTOP ont servi de cadre le 26 août dernier à une séance de travail entre les organisations paysannes, celles de la société civile et une équipe d’expert du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et du GIZ. Cette rencontre intervenait au lendemain d’un atelier organisé à Kpalimé et qui a pour vision  de renforcer les capacités des acteurs nationaux du secteur agricole, notamment, les décideurs, les directeurs régionaux, centraux et généraux, chefs de projets et toute autre personne impliquée dans la planification. Elle vise in fine à mieux analyser le secteur agricole  et mettre en place une feuille de route en commun accord avec l’ensemble des partenaires du secteur sur le paquet d’instruments qu’il faut mettre en place pour une gestion efficace du secteur.

« Nous sommes là dans le cadre d’une mission commanditée par le MAEP, le Ministère de l’Agriculture du Togo dans le cadre de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire. Cette mission est conduite par la FAO, associée avec un expert du NEPAD. Au fait, l’objectif de cette mission, c’est d’aboutir à une feuille de route dans le cadre de l’approche sectorielle, une approche qui répond au principe de la Déclaration de Paris et qui a pour finalité d’amener tous les acteurs parties prenantes dans le secteur à harmoniser, s’aligner sur les procédures, les mécanismes appropriés au niveau d’un Etat donné», a déclaré M. Bernard Agbo, expert du GIZ.

Il a noté à cet effet que certains secteur ont déjà fait le chemin ici au Togo, notamment, le volet éducation et eau. Ces experts ont  déjà rencontré beaucoup de partenaires étatiques comme non gouvernementales ainsi que les organisations paysannes, les organisations de la société civile et le secteur privé. Toutes ces parties prenantes sont concertées pour aboutir à une feuille de route qui sera un  ensemble de mesures, de réformes que les experts vont initier pour revoir les procédures afin d’espérer aboutir à un standard acceptables par toutes les parties que ce soient les partenaires techniques et financiers, l’Etat. 

L’expert de GIZ, Dr Bernard Agbo n’a pas caché son satisfecit au terme de la rencontre avec les OP et la société civile. «Après cette séance qu’on vient d’avoir, je vois qu’il y a beaucoup d’enthousiasme, beaucoup de volonté de la part des organisations paysannes à s’engager dans ce partenariat mais ils ont tout reconnu qu’il y a un travail interne à faire pour vraiment se préparer à être des interlocuteurs vis-à-vis de l’Etat. Ce travail consiste d’abord à asseoir les bases d’unification pour être solidaire face aux autres partenaires qui sont l’Etat et les PTF. Je pense donc que ce travail va se faire si chacune de ces différentes organisations s’engage dans cette bonne gouvernance et accepte de faire le jeu pour qu’on ait une représentativité unique des OP et de la société civile dans le cadre de ce partenariat ; je pense qu’on a de l’espoir pour que ça soit fait. On l’a d’ailleurs dit et on le dit toujours, le plus gros maillon dans le secteur, c’est les producteurs, s’ils arrivent à faire ce pas, nous pensons que ça va beaucoup servir dans le cadre de l’approche SWAP»



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