Rapprochement des Organisations Paysannes de la base Les CROPPA sur la ligne de départ
Des représentants des Coordinations Régionales des Organisations Paysannes des Producteurs Agricoles sont (CROPPA) des cinq régions économiques du Togo sont en atelier d’échange depuis vendredi 10 mai à kara dans la région de la Kozah, à environ 400 km au nord du pays.
Cette rencontre de deux jours va permettre aux participants  de contribuer à un meilleur fonctionnement des CROPPA et au renforcement des services aux membres. Spécifiquement, les paysans feront au cours de cet atelier le bilan du processus, échangeront sur les objectifs et les actions de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles et la mission des CROPPA de même que les relations entre la CTOP, les CROPPA et les faîtières ; il est enfin attendu un plan d’actions détaillé 2013 pour chaque CROPPA.
 
Mises en place dans toutes les régions en début de cette année, les CROPPA ont pour objectif général  d’améliorer les services rendus par la CTOP à ses membres et de renforcer la représentativité des Organisations paysannes au niveau régional. Ces structures qui constituent en fait une décentralisation de la CTOP, disposent à ce jour d’organes et d’outils de gouvernance à savoir : un Règlement Intérieur adopté en Assemblée Générale Constitutive, un Conseil d’Administration et un Comité de Contrôle et de Surveillance. Il faut préciser que les CROPPA sont régies par les statuts de la CTOP et pourront évoluer vers une autonomie dans l\'élaboration des textes pendant l\'apprentissage et l\'exercice.
 
A la cérémonie d’ouverture, où on notait la présence du représentant du Préfet de la Kozah, des représentants des services techniques notamment le DRAEP, l’ICAT, l’ITRA, l’ANSAT…, le Président du Conseil d’Administration de la CTOP a relevé l’importance de cette initiative et les raisons qui sous tendent la mise en place des CROPPA.
« Pour les producteurs et productrices que nous sommes,  la mise en place de cet espace de concertation et de renforcement est d’une importance capitale. D’abord, il est clair que les producteurs de chacune des régions du pays n’ont pas les mêmes problèmes. A travers cet acte, la CTOP voudrait ensemble avec les producteurs rechercher de façon consensuelle des solutions aux questions que se posent les producteurs tout au long de la campagne agricole : aurons-nous des engrais en quantité et en qualité ? Quand et où ? Comment vendre nos produits et à qui ? Quel programme de développement agricole pour notre région cette année ? Comment les producteurs de notre région apprécient-ils cette situation ? Il s’agit tout simplement d’influer et d’impacter positivement les décisions relatives aux politiques agricoles nous concernant», a souligné M. Sandou Assimarou Gnassingbé.
 
Avec un effectif de plus en plus croissant (près de 500.000 exploitants agricoles familiaux aujourd’hui), la CTOP pense travailler autrement  afin d’apporter les solutions adéquates aux problèmes rencontrées par la base dans l’exercice quotidien de la profession agricole, notamment en ce qui concerne l’acquisition des moyens de production.
 
A l’heure de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), une mobilisation accrue des producteurs s’avère indispensable.


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