Interview de Sandou Assimarou Gnassingbé
«La CTOP  se propose de relever le défi dans le cadre de la mise en œuvre des trois projets du PNIASA»

Suite à une seconde mission de la délégation de supervision FIDA/Banque Mondiale, nous avons rencontré le Président de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP) qui nous livre à travers ces lignes, ces impressions sur l’état d’avancement du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA). Il retrace également l’implication de la Plate Forme nationale des OP dans la mise en œuvre dudit projet.  M. Sandou Assimarou Gnassingbé donne enfin son point de vue sur le développement de l’agriculture togolaise.
Question : Monsieur le président, la mission de supervision conjointe FIDA/Banque Mondiale a mené une seconde visite au Togo dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA). Apres les différentes séances de travail que vous avez eues avec quelques membres de cette mission et les analyses de ladite délégation, quelles sont vos impressions? 
Réponse : Nous avons accueilli avec une grande attente cette deuxième mission Banque Mondiale/FIDA au vu des différents challenges que la CTOP en tant que plate forme nationale des organisations de producteurs, se propose de relever le défi dans le cadre de la mise en œuvre des trois projets du PNIASA notamment dans sa composante PADAT. Nous estimons que les recommandations qui ont été formulées permettront de lever un certain nombre de goulots pour opérationnaliser totalement les activités inscrites au programme des trois projets particulièrement pour le PADAT auquel nous sommes liés par convention.
Question : Etes-vous d’avis avec ceux qui estiment que le PNIASA est présentement sur une bonne voie ?
Réponse : Absolument! Le PNIASA s’est résolument engagé sur la voie de la réussite pourvu que chaque acteur joue sa partition afin d’accélérer le rythme de travail pour qu’à terme les résultats soient au rendez-vous.
Question : Quelle est aujourd’hui la place de la CTOP dans la mise en œuvre de ce programme ?
Réponse : Pour ce qui concerne la CTOP, je dois dire que notre rôle est important en tant que plate forme nationale. Nous sommes particulièrement engagés avec le PADAT sur plusieurs volets notamment le renforcement des capacités des faîtières membres et des CROPPA, le service aux membres à travers l’équipement pour les unités de transformations ainsi que la capitalisation et la diffusions des expériences.
Question : En tant que plate forme nationale des OP, quel apport la CTOP apporte concrètement aux producteurs agricoles dans ce projet ?
Réponse : Les apports sont énormes en tout cas par rapport aux attentes de nos membres et aux besoins exprimés par ceux-ci, notre proximité au travers des sensibilisations, de formations de transfert de compétences, le renforcement de capacités des organes dirigeants ainsi que le service aux membres avec les unités de transformation, la recherche de marchés et le système de réseautage par filière. Tout ceci augure des actions fortes que nous menons déjà et que nous continuerons par opérationnaliser pour le bien être de nos membres à la base dans le cadre de la lutte contre la pauvreté en milieu rural.
Question : Le PNIASA a démarré avec trois projets, notamment le Projet d’Appui au Développement Agricole au Togo (PADAT), le Projet d’Appui au Secteur Agricole(PASA) et le Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO-Togo). Est-ce-que votre plate forme travail avec ces trois projets ?
Réponse : Nous travaillons dans le cadre logique du PNIASA mais je dois préciser que nos actions sont plutôt prises en compte dans le cadre du PADAT dans sa composante appui aux producteurs vulnérables notamment les femmes et les jeunes. C’est dans ce cadre que le PTBA 2013 entièrement validé par les experts du PADAT et nous même fera l’objet d’une convention de mise en œuvre entre la CTOP et le PADAT. Le PTBA va s’articuler autour de grandes lignes suivantes :
• Structuration et bonne gouvernance
• Renforcement des services économiques aux producteurs
• Coordination du programme.
Toutefois, je dois préciser que les portes des deux autres projets notamment le PASA et le PPAAO ne nous sont pas fermées. Nous sommes en discussion avec les COD des deux projets pour voir dans quelle mesure notre concours pourrait aider à améliorer les résultats des actions mises en œuvre sur le terrain.
Question : Monsieur le Président, quelle est votre vision sur le développement de l’agriculture togolaise ?
Réponse : Notre vision est claire. Dans notre plan quinquennal 2012-2017, les différentes actions sont déclinées et suffisamment dirigées vers une autonomisation des organisations des producteurs qui prennent en main leur destin à travers une appropriation des itinéraires, des moyens de la gouvernance et les services économiques aux membres de façons que sur les 5, 10 et 15 prochaines années, la misère et la pauvreté en milieu rural ne soit que de mauvais souvenirs dans la mémoire des togolaises et togolais du monde rural.


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