Etat des lieux accaparement des terres agricoles au Togo
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La  problématique  de  la  pénurie  et de  l’insécurité  alimentaires,  d’autres objectifs de développement et de production des agro carburants mais aussi des  opportunités  de  placements  ont  conduit  de  nombreux  pays  (Corée  du Sud,  Chine  et  Arabie  Saoudite  en  tête)  à  acheter  ou  louer  des  terres, principalement en Afrique (RDC, Soudan, Madagascar, Ethiopie). On estime aujourd'hui  que  près  de  2,5  millions  d'hectares  ont  été  acquis  sur  le continent  noir.  Les  achats  de  terres  à  grande  échelle  sont  en  rapide augmentation  en  Afrique  et  ailleurs,  entraînant  le  risque,  si  ces  opérations sont mal gérées, que les populations rurales les plus pauvres perdent leurs droits sur les terres et autres ressources naturelles. Au Togo, rien ne montre encore que le phénomène a pris des proportions de multinationales.  La  spéculation  à  l’échelle  actuelle  est  le  fait  des  élites locales,  des  populations  allochtones  provenant  des  zones  où  la  charge foncière est élevée et où la productivité des sols est très réduite. Par mesure de devancer l’événement au lieu de le subir, la Coordination Togolaise des Organisations  Paysannes  et  des  Producteurs  Agricoles  (CTOP),  avec  le financement de VECO WA, procède par consultance à l’établissement de l’état des lieux de l’accaparement des terres agricoles au Togo.  L’étude se fait  dans  le  but  de  mettre  en  surface  et  au  profit  de  la  CTOP,  de  ses partenaires, des autorités togolaises et du public togolais le phénomène qui a tendance  à  désapproprier,  une  communauté  rurale  sans  cesse  en paupérisation, de son capital foncier, facteur de production agricole.  Il s’agit d’étudier les différents éléments du phénomène pour d’abord les rendre plus visibles,  ensuite  pour  relever  ses  déterminants  et  enfin  pour  mesurer  les effets déjà suspectés pervers qu’il peut avoir sur la vie sociale et économique des communautés rurales et sur l’économie nationale.

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