Interview accordé à M. TOUNOUVI, Chef service vulgarisation à la DDR ICAT

Rédaction : Bonjour Monsieur TOUNOUVI, vous êtes le chargé de vulgarisation au sein de l’ICAT Région des Plateaux, merci d’avoir accepter  nous recevoir dans vos locaux. Nous sommes une équipe de la cellule communication de la CTOP et nous faisons un reportage en région dans le cadre du projet PAOPA Phase-Principale afin de mettre à jour notre site web.
M. TOUNOUVI : Merci, je me nomme TOUNOUVI, je suis Ingénieur agronome et je suis en charge de la vulgarisation au sein de la DDR ICAT. Nous faisons du conseil rural et l’appui-accompagnement dans la région des Plateaux à travers les groupes contact, les groupements et les coopératives. Notre structure est divisée en trois composantes : un service s’occupant de la production végétale, une partie de la production animale et une troisième composante qui est l’organisation du monde paysan, puis le département de suivi-évaluation.
Rédaction : En tant que spécialiste en vulgarisation, vous êtes très proche du monde paysan, quelle est aujourd’hui la dynamique dans laquelle les services de vulgarisation s’inscrivent au Togo ?
M. TOUNOUVI : Je dirai que pendant plus d’une décennie de crise, les services de vulgarisation ont repris leur rythme de travail et aujourd’hui sont au cœur du PNIASA (Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité alimentaire). Ceci s’est traduit par une première phase de relance, une seconde phase d’appui des producteurs à la structuration en des entités viables et actuellement à la création de micro-entreprises viables.
Rédaction : Monsieur TOUNOUVI, l’ICAT est un service étatique au service du monde paysan. Quelles stratégies développez-vous dans la région des Plateaux en vue d’atteindre vos résultats ?
M. TOUNOUVI : L’ICAT accompagne le producteur dans son environnement, et pour atteindre nos objectifs, nous travaillons avec d’autres partenaires publics comme privés, entre autres on peut citer : les ONG, les programmes PRADEB, PDC, les organisations internationales, la CROPPA Plateaux, Plan Togo, la chambre régionale de commerce dans pour l‘émergence des entreprises agricoles viables au niveau du monde paysan. Nous travaillons étroitement avec la CROPPA Plateaux et ses membres à la base sur différents thématiques et surtout le suivi des activités au niveau des producteurs. Il faut noter que l’ICAT Plateaux contractualise avec tous ces partenaires à différents niveaux, par rapport à notre programme nous définissons avec ces structures un plan de travail qui précise les charges de chaque partie. Grace à ce partenariat nous avons un maillage efficace de toute la région nous permettant de répondre de façon spécifique aux besoins des producteurs.
Rédaction : La campagne agricole actuelle est à sa fin, quelle lecture faites vous de celle-ci par rapport aux objectifs de départ?
M. TOUNOUVI : Nous avons été surpris cette année et particulièrement en ce qui concerne la production végétale, car la performance des deux dernières années a été maintenues (production en quantité et en qualité), malgré la mévente vécue par les producteurs l’an passé. Les aléas climatiques n’ont pas manqué mais grâce à ce processus d’accompagnement les producteurs ont commencés à s’adapter. L’adoption des paysans des pratiques innovantes de culture, par le système de Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols (GIFS) commence par donner de bons résultats.
Rédaction : Alors par rapport à ce problème de mévente récurent, quelles sont les approches de solutions pour cette campagne agricole ?
M. TOUNOUVI : Par rapport à ce problème, nous continuons par travailler avec les différents partenaires publics comme privés pour aider les producteurs à écouler leur produits aussi bien sur le marché national, qu’international.
Rédaction : Pour finir l’un des problèmes majeurs rencontrés par nos producteurs est les changements climatiques. Comment cela se vit dans la région des Plateaux et que fait concrètement les services de vulgarisation agricole pour aider les producteurs ?
M. TOUNOUVI : Sur ce point je dirai, que le calendrier agricole traditionnel n’existe plus. Nous appuyons les producteurs de chaque zone agro écologique spécifique à mettre en place un calendrier cultural propre à leur milieu par rapport aux 5 ou 6 dernières années. Au delà de cela les techniques innovantes de production telles que les GIFS dont je vous ai parlé, sont vulgarisées sur le terrain. Plusieurs champs écoles sont installés par le projet PADAT dans ce sens. Il faut noter aussi la recherche (ITRA) qui travaille afin de mettre à la disposition des producteurs (projet PPAAO), des semences améliorées ou des géniteurs (petits ruminants trypanorésistants, coqs améliorateurs) adaptés aux variabilités du climat. Concernant la pêche dans la région, les services étatiques (DRAEP, ICAT, ITRA) ont aussi établit des calendriers de repos biologiques permettant aux poissons de se régénérer dans le barrage de Nangbéto et aux pêcheurs d’avoir plus de ressources.
Rédaction : Merci et à bientôt !



Video
Newsletter
@
Suivez-nous sur facebook